Praticienne en bioénergie et kinesiologie, thérapie énergétique

En mode Survie ?

Toujours en stress ? toujours dans le contrôle ?  Sur quel mode est ton système nerveux ?

Il y a une partie de toi qui cherche à te protéger consciemment ou non et donc qui active ton mode survie.

Sortir du mode survie c’est réapprendre à se sentir en sécurité.

Quand une émotion néfaste prédomine et ne te lâche plus c’est que ton système nerveux a basculé en mode « survie », il a activé le mode sympathique : lutte, fuite, protection. À ce moment-là, tu n’arrives plus à réfléchir… tu réagis. C’est normal. C’est biologique.

Dans ces moments-là, tu ne peux plus « raisonner ». Mais tu peux faire quelque chose de beaucoup plus puissant : te rassurer. Rassurer la partie de toi qui cherche à te protéger, rassurer ton système nerveux. C’est la meilleure façon de procéder pour revenir en mode apaisé (mode parasympathique).

Il faut agir comme tu le ferais avec un animal apeuré… ou avec un enfant. Avec douceur, patience, présence.

Tu te poses qq minutes, seul(e), tu te centres sur ton corps, puis

  • Tu observes avec curiosité ce qui se passe à l’intérieur de toi.
    • Au niveau physique (y a-t-il des tensions dans le dos, inconfort dans la nuque, une lourdeur dans l’estomac, …),
    • Au niveau émotionnel (te sens tu frustré(e), triste, seul(e), perdu(e), …)
    • Au niveau mental (Est-ce que ça cogite beaucoup ? qu’est-ce que je fais là ? est-ce que je pense à une conversation que j’ai eue et qui s’est mal fini ? ou est-ce que je pense à ce qui me reste à faire aujourd’hui ?).

Qu’est ce qui se passe ? Juste tu accueilles le « bon » comme le «difficile ». Juste tu accueilles avec curiosité sans juger.

  • Maintenant que tu as pris contact avec ton corps, tu vas lui parler. Oui Oui tu vas parler à ton système nerveux comme tu le ferais avec un enfant ou avec un animal.

Et si tu te dis que c’est un exercice stupide et que tu as envie de lever les yeux au ciel, sache que c’est un mécanisme de défense qui t’empêche de toucher les parties les plus vulnérables en toi. Et que la réponse adéquate c’est de remercier cette partie de toi. De la remercier de te protéger. Et de faire quand même l’exercice.

Tu vas lui dire que « tu es là » puis observe si ton corps se tend au niveau des yeux, de la mâchoire, des épaules, du ventre ou autre et si tu remarques la moindre tension, invite ton corps à se détendre, tu ne le forces pas, tu l’invites. Si ton corps se tend, c’est que consciemment ou inconsciemment il te protège de qq chose. Et ce n’est pas en le forçant à le détendre qu’il va s’arrêter, cela va juste rajouter plus de tension dans ton système. Donc tu remarques, tu observes avec curiosité ce qui se passe. Et tu l’invite à se détendre « tout va bien, je suis là ».

Tu peux lui promettre avec sincérité « je serai toujours là, je ne t’abonnerai plus, même quand tu souffriras ». Ce n’est pas tant les mots qui sont importants mais la sincérité. « Je serai toujours là pour toi, je ne t’abandonnerai plus, de quoi as-tu besoin ? ». Comme si tu rassurais un enfant ou un animal.

Remarque que les tensions peuvent revenir très vite par habitude de te protéger, mais plus tu te prouveras avec sincérité que tu es là, présent(e), plus tu installeras ce sentiment de sécurité intérieure de manière permanente, et tous tes mécanismes de défense que ce soit : vouloir faire plaisir aux autres, le perfectionnisme, le contrôle, l’anxiété, les addictions, … auront de moins en moins d’emprise sur toi.

Réalise cet exercice autant de fois que nécessaire. Une fois que tu auras établit ce sentiment de sécurité intérieur, tu constateras que c’est beaucoup plus simple de faire ce qu’il faut en termes d’alimentation, de routine de vie, de sport, de relation apaisante, …

C’est ainsi que tu recrée un lien de confiance avec son système nerveux

Plus tu répètes cette présence sincère, plus tu t’installeras une sécurité intérieure durable.
C’est un travail en profondeur.
Revenir à soi, ce n’est pas fuir ses problèmes.
C’est créer l’espace intérieur pour enfin pouvoir les transformer.